Au jardin, assoiffée, la
capucine baille.
Dans le coeur d'une rose une
abeille s'endort.
A la claire fontaine, un geai
s'abreuve encor.
La
glycine est au
bleu sur la vieille muraille.
Dans le ciel de juillet il n'est
pas un nuage.
Le
bourg fait le
gros dos et lézarde au soleil.
Calme, à peine ridée, l'Indre
aux reflets vermeils
Dans la
fraîcheur du lit
berce ses fleurs sauvages.
Phébus
darde ses feux
sur les bois et les champs.
Les maisons de la rive ont fermé
leurs volets.
L'arbre ne frémit plus, la
colombe se tait.
Ils ne s'animeront qu'à l'heure
du couchant.
La plage a déployé
ses rouges
parasols.
L'enfant s'est endormi sur son
livre d'images,
Alors que resplendit là-bas, près
du rivage,
L'éclatante blondeur d'un champ
de tournesols.
Heureux jours
de l'été,
Sous le ciel
de Touraine,
Jours de
beauté sereine
Et de
félicité.
Renée
Jeanne Mignard