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"Coucher de soleil" Acrylique de Pierre Coutreau www.coutreau.net
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"Eventail et marotte..." Création de Dominique Bonavita. http://d.bonavita.creations.site.voila.fr
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Symbolique

Vitrail roses Création exclusive de Marie-Andrée Gauthier Canada
Pour ma mère, Aquarelle de Emile Wouters..... http://www.aquabel.eu/
Au jardin de la poésie, un jour j’ai vu fleurir la rose. Corsage de velours, pétales de porcelaine, Elle était belle dans le petit matin, A l’heure où le ciel s’enflamme Quand le soleil blond se lève sur la mer. Je l’aimais.
Au jardin de la poésie, un jour j’ai vu s’ouvrir la rose. Elle offrait son cœur plein d’amour A l’enfant aux jeux innocents, A l’oiseau libre dans l’azur, A la nuit étoilée, aux trésors de la nature. Je l’aimais.
Au jardin de la poésie, un jour j’ai vu souffrir la rose. Elle pleurait sur l’homme torturé, Sur l’être sans foyer, sur l’enfant mal-aimé, Le chien abandonné, la nature défigurée. Je l’aimais.
Au jardin de la poésie, un jour j’ai vu mourir la rose. A l’automne doré, elle s’est affaiblie. La bise de novembre a glacé ses joues. Un amant oublieux lui a percé le cœur En chantant aux étoiles. Sur le sol est tombée, le vent du nord l’a emportée. Je l’aimais.
Au jardin de la poésie, un jour a refleuri la rose. Corsage de velours, pétales de porcelaine, Elle s’épanouissait au soleil de mai. Ma muse l’a de nouveau courtisée, Elle a maintenant le cœur serein, Et je l’aime. Elle est si belle, ma rose.
Renée Jeanne Mignard
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Solitude
Il a plu cette nuit sur les vertes bruyères. Au jardin, ce matin, elles pleurent encor. Au loin le ciel flamboie. De sauvages lumières Embrasent les cyprès du petit bois qui dort.
Tout est calme dehors en ce jour monotone. La grisaille du temps fait se taire l’oiseau. L’érable se dévêt de ses feuilles d’automne Que les larmes de pluie couvrent de perles d’eau.
De la flambée d’hier, première de l’année, Quelques tisons ardents rougeoient dans le foyer. Seule je vous rêvais près de la cheminée, Ô vous qui me manquez plus que vous ne croyez.
Jadis vous aviez pris ma main d’un geste tendre. J’écoutais les yeux clos le chant de votre voix. Vous murmuriez les mots que j’espérais entendre, Les jolis mots d’amour qui ne sont plus pour moi.
Ces instants de bonheur chantent dans ma mémoire Lorsque l’ennui de vous me tourmente par trop. Revivront-ils un jour ? Vous me l’aviez fait croire. -Promis je reviendrai, disiez-vous, à bientôt.-
Vous avez oublié cette douce promesse. Seule je suis restée, vous n’êtes pas venu. Si je n’ai plus d’espoir, si je doute sans cesse, N’en soyez pas surpris, je ne vous attends plus.
Le charmant souvenir des joies vécues ensemble Restera dans mon cœur malgré l’envol du temps. Et je vous reverrai prenant ma main qui tremble, Près de la cheminée, il y a bien longtemps.
Renée Jeanne Mignard
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Notre monde bleu
S’il n’y avait que nous pour refaire le monde, Nous le referions bleu, et que ce serait doux De se donner la main pour entrer dans la ronde Des gens de bon vouloir, sensibles comme nous.
Dans notre monde bleu n’y aurait pas la guerre. Partout on s’aimerait d’un amour sans pareil. Oubliant les dangers, les chagrins de naguère, Tous les enfants perdus joueraient au grand soleil.
Dans notre monde bleu règnerait la justice, Sans clin d’œil complaisant, faveur ni passe-droit. Nous serions tous égaux, ignorant l’artifice, Intègres, scrupuleux et gens de bonne foi.
Dans notre monde bleu grâce à la tolérance, Tout serait harmonie, joie de vivre et bonté. A chaque aube du jour renaîtrait l’espérance, La compréhension, la solidarité.
Dans notre monde bleu n’y aurait plus d’alarmes. Chacun vivrait en paix dans la sérénité. Et même si parfois on versait quelques larmes, Elles seraient de joie et de félicité.
Dans notre monde bleu, la moisson abondante Donnerait à chacun le pain de chaque jour. Nul ne connaîtrait plus cette faim obsédante. Chaque foyer serait un royaume d’amour.
.Bien sûr certains diront se retenant de rire : « Mais c’est une utopie ce rêve fabuleux » ! Peut-être ont-ils raison. Mais bah ! Laissons-les dire. Nous referons encor le monde tous les deux.
Renée Jeanne Mignard
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Cri d’amour
Toi ! Qu’il est beau ce mot si doux à mon oreille Quand tu le dis tout bas en me prenant la main. Quand les yeux embrumés par notre nuit de veille, Tu serres fort mes doigts en disant à demain.
Sitôt que sur ton pas la porte s’est fermée, C’est mon rire, ma joie qui s’en vont avec toi. Je n’entends plus l’oiseau chantant sous la ramée, Je n’entends que mon cœur et l’écho de ta voix.
Je cours vers notre lit où je me réfugie Dans l’empreinte de toi que tu viens d’y laisser. Ma grande soif de toi pas encor assagie, Je nous revois tous deux tendrement enlacés.
Je revis ces instants de bonheur ineffable, Mon cœur contre ton cœur au velours de la nuit. Je me redis les mots que ta voix adorable Murmurait tendrement pour bercer mon ennui.
Combien de nuits encor après cette journée Devrai-je t’espérer avant que de te voir ? Dis, quand pourrai-je enfin devant la cheminée Me blottir contre toi dans le calme du soir ?
Toi ! Qu’il est beau ce mot si doux à mon oreille Quand je le dis tout bas en te prenant la main. A ces pensées d’amour mon être s’ensommeille, Et je m’endors dans toi, pour rêver à demain.
Renée Jeanne Mignard
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Brouillard en Touraine Photographie de Renée Jeanne Mignard

Brume sur l'indre Photographie de Renée Jeanne Mignard
Paresse
Le ciel est menaçant, le baromètre en berne. Les feuilles du bouleau s’en vont vers leur destin. Mini-soleil voilé, dans le petit jour terne, Le globe de la rue n’est pas encor éteint.
De gros nuages gris ont fait pleurer les roses, Si bas qu’on les dirait à portée de la main. Journée sans embellie, bords de l'Indre moroses, La météo prévoit ce temps jusqu’à demain.
C’est le moment rêvé pour couper le portable, Sans rendez-vous prévus, sans horaire établi, Pour paresser enfin sans se sentir coupable. La grisaille du temps, quel meilleur alibi…
Oublier tout un jour orages, violence, Vivre en marge de tout, loin du monde et du bruit. Assouvir sans témoin ce besoin de silence Si pesant quelquefois, si léger aujourd’hui.
Savourer à loisir l’exquise solitude, N’avoir rien à penser, et rien à recevoir. Calme plat de l’esprit, douce béatitude, Quiétude du cœur si prompt à s’émouvoir.
Si d’aventure, ami, du paisible ermitage, Vos pas toujours pressés empruntent le chemin, Sur la porte d’entrée, vous lirez ce message, « Pas visible ce jour, à vous revoir demain ».
Renée Jeanne Mignard
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Lettre à un amant imaginaire
Je suis une petite vague, Dans l’océan de votre vie. Un peu d’écume qui divague Et qui lutte pour sa survie
Je n’ai pas beaucoup d’importance Dans la rubrique de vos jours. Bien que quelquefois j’aie la chance Que vous parliez de vos amours.
Je ne suis que peu dans vos songes. Peut-être même pas du tout. Cependant vos divins mensonges Bercent mes nuits de rêves fous.
Pourtant je vous connais à peine. Mais connait-on vraiment quelqu’un. Pour forger la solide chaîne, Il faut plus longtemps, je le crains.
Vous me donnez peu de vous-même. C’est ainsi que vous êtes fait. Je n’ose plus dire je t’aime . J’ai peur d’être importune. Mais….
Je ne puis m’empêcher d’attendre, Sans cesser, attendre, toujours. Mais vous, sur la carte du tendre, Faites-vous encor le parcours ?
Je suis une petite vague Dans l’océan de votre vie. Un peu d’écume qui divague, Et qui lutte pour sa survie.
Renée Jeanne Mignard
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Pensées d’automne
Passe passe le temps, aujourd’hui c’est l’automne. Le soir se fait frileux, le vent plus emporté. Au cartel du salon, le tic-tac monotone Berce la nostalgie des beaux jours de l’été.
Hier….C’était hier l’époque sans pareille Des moissons animant les plaines embrasées. Ce matin, tu le vois, c’est le fruit de la treille Qui tombe dans la hotte, en grappes irisées.
Dans le bleu moins profond s’attarde l’hirondelle. Elle nous quittera bientôt pour d’autres cieux. Le merle qui trillait sous la fraîche tonnelle, Moins disert à présent, a déserté ces lieux.
La rivière se vêt d’une écharpe de brume Qu’un timide soleil tente d’effilocher. Sur la berge là-bas, un premier feu s’allume. On nettoie les sentiers où tu venais marcher.
Dans le bois jaunissant c’est la ronde des feuilles Que le vent fait danser, puis emporte sur l’eau. Si tu en as envie, pour peu que tu le veuilles, Viens t-en rêver ici du prochain renouveau.
A l’hiver de ta vie, ne pense pas encore. Il n’est jamais trop tard pour goûter au bonheur. L’amour que chaque jour tu cueilles à l’aurore, Fera fleurir l’espoir au jardin de ton cœur.
S’en est allé l’été, voici venu l’automne. Le soir se fait plus court, et plus longue la nuit. Au cartel du salon, le tic-tac monotone Au rythme de ton cœur apaise ton ennui.
Renée Jeanne Mignard
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Conscience
J’ai vu dans le miroir mes premiers cheveux blancs. Sur ma tempe, tout doux, la neige s’est posée. Ce n’est pas étonnant, à quatre-vingt deux ans. J’entre dans mon hiver, toute soif apaisée.
Mon printemps fut joyeux, mon été plein de charme. J’ai goûté chaque jour de mon automne d’or. Et même si parfois j’ai versé quelque larme, Je n’ai pas de regrets, je n’ai pas de remords.
Je n’ai jamais failli, ni porté préjudice A ceux que le hasard a mis sur mon chemin. J’ai subi le refus, souffert de l’injustice. Mais j’ai gardé l’espoir d’un meilleur lendemain.
J’ai connu des instants ineffables d’ivresse, Quand l’amour est venu m’enjoliver le cœur. J’en garde pour jamais des trésors de tendresse, Le souvenir léger de son rire moqueur.
Je n’ai jamais cessé de rêver à l’étoile, A l’aurore qui naît, au soleil qui s’endort. Je sème, je le sais, du bonheur sur la toile. Et tant que je vivrai, je sèmerai plus fort.
Libre je suis restée, sans entrave, sans chaîne. Rebelle je le suis, et le serai toujours. Si je n’attends plus rien, c’est d’une humeur sereine Que je vais sans faiblir terminer le parcours.
A présent tout est dit. L’hiver est à ma porte. Je vais m’y préparer pour le bien accueillir. Le livre de ma vie va se fermer. Qu’importe. J’aurai jusqu’au mot fin tant d’amour à cueillir.
Renée Jeanne Mignard
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 Les roses Pastels de Natacha Peneau http://membres.lycos.fr/natachapeneau/
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 Calanque Aquarelle de Martine Eloy http://www.planete-tina.com/
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Merci à vous, mes amis(es) qui me permettez d'enjoliver mes poèmes avec vos oeuvres. Veuillez croire à ma gratitude. Je vous aime. Renée Jeanne
" Sereine présence", la musique qui illustre cette page, est de Michel PÉPÉ http://michelpepe.com
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Les poèmes de Renée Jeanne Mignard sont la propriété de l'auteur. Tout usage quel
qu'il soit est interdit sans son approbation. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou des ayants droit est illicite et constitue un délit de contrefaçon passible de 3 ans de prison et 300.000 euros d’amende. (Code de la propriété intellectuelle)Loi du 11mars 1957

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